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La répression

 

 

 

 

Départ en déporation

 

    LA DEPORTATION

     La livraison systématique des politiques aux autorités allemandes au printemps 1944, , fait suite aux demandes répétées des Allemands et au manque de confiance en l’administration pénitentiaire française face à la multiplication des évasions. Elle est officiellement décidée par le télégramme chiffré du 31 mars 1944, signé André Baillet directeur de l’administration pénitentiaire. La prison d’Eysses devient la principale antichambre des politiques vers la déportation : le 30 mai; la division SS das Reich (qui s’illustrera quelques jours plus tard à Oradour-sur-Glane) investit la prison et prend possession des détenus conduits avec une extrême brutalité jusqu’à la gare de Penne d’Agenais, d’où ils sont conduits à Compiègne antichambre des camps nazis. De cette prison partent 46% du total des déportés politiques français livrés aux nazis de mars à juillet 1944.Parmi eux, environ quatre cents dont le détenu Boris FRENKEL (photo ci-dessous) , soit 27%, mourront dans les camps nazis.

     

     

     

    Détenu Boris

     

    Billet jeté du train Roger LEGROS