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tableauLa Centrale d'EYSSES, un lieu chargé d'histoire

 

La révolte de 1974 - article à venir

 

De la prison de l'épuration à aujourd'hui, un centre de détention toujours vivant

Centrale de l’épuration à la Libération

Les enjeux de mémoire construits autour de la prison, sont entretenus à la Libération par la présence dans la centrale de détenus condamnés lourdement pour faits de collaboration (en mars 1947, sur les 1257 détenus politiques, 1117 étaient condamnés à des peines de travaux forcés) venant prolonger une tradition de concentration de prisonniers politiques considérés comme dangereux ! Les anciens prisonniers politiques, organisés en amicale sont bien informés de ce qui s’y déroule, car le personnel résistant avec lequel ils sont en contact y exerce encore après guerre.
Les incidents qui éclatent en juin 1947, dans un contexte de début de guerre froide, sont amplifiés par la presse qui présente des prisonniers miliciens apportant leurs doléances au directeur et des photos les montrant en train de saluer à l’hitlérienne. Seul le transfert de dix meneurs à Fontevrault permet de calmer l’agitation, avant les libérations progressives, liées aux remises de peines accordées à la plupart d’entre eux.

La révolte de 1974 

Centrale des insurrections, Eysses connaîtra ses derniers soubresauts au cours de la grande révolte des prisons de 1974 ; le 4 août, les détenus incendient une partie de la détention. La maison centrale devient alors un centre de détention, c’est-à-dire un établissement réservé aux condamnés présentant les meilleures perspectives de réinsertion. C’est suite à ces émeutes que le régime de détention se « libéralise ». La règle du silence, établie en 1839, est supprimée en 1972. Les cages à poules ne sont plus utilisées après 1974.

Aujourd’hui, de nouveaux bâtiments -plus modernes- ont été construits, Eysses est un centre de détention qui accueille environ 200 détenus. A l’entrée, une salle d’histoire entretient la mémoire des lieux.